S A I S O N

O frère,

Je n’aurai pas la patience de collectionner les époques
Oublies-tu que le temps est une arnaque comme une autre ?
Car il est de chaque vérité un soupçon de boniment
S’il te reste un nickel rehaussé de quelques heures à investir

(à perte)

Je te raconterai la plus belle des saisons

Dis-moi,

As-tu jamais déambulé ivre de poèmes rue Gît-le-Coeur
Croisé les porteurs de borsalino époumonés par le châtiment à naître ?
Avant la fin de la route la foudre s’abattra sur un pommier
Tu peux tenter d’arracher des larmes au ciel de tes suppliques dernier cri

ici

l’amour n’aura pas d’empire

Elle :

Remarquable jeune femme faite de rêves babyloniens
On raconte que sa naissance donna son goût au miel
Enchaînée à toutes les tables de toutes les lois des aulnes
Ses yeux nuit d’encre cachent autant qu’ils ne dévoilent

Qui ne l’aurait pas aimée au premier silence ?

Toi ?
Bois ta bière laisse-moi suffoquer

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